Des étiquettes de Paris à Pau

L’horoscope, sur Europe Nain ce matin, annonçait pour les verseaux que ce samedi était une bonne journée pour exprimer son opinion, sans pourtant que tout le monde soit en accord. Effectivement, quand j’ai collé, sur les sièges C et D de chaque rangée de l’A318 d’Air Napoléon entre Paris et Pau, des étiquettes colorées avec quelques phrases issues de ce blog, une hôtesse s’est empressée de passer derrière moi pour retirer celles-ci : elle ne semblait pas apprécier mon avis sur la compagnie. Nous avons parcouru ainsi presque trois fois l’avion, se croisant cocassement à chaque extrémité, jusqu’à ce que la coïncidence, ou les règles dans la procédure ad hoc, déclenche le signal « attachez votre ceinture » avec l’annonce sonore, en anglais et franglais, d’entrée en zone de turbulences. Ainsi, celle-ci n’est pas uniquement utile pour justifier l’absence de service en vol, elle permet aussi de sonner la fin des courses-poursuites dans les avions.

Une compagnie qui promet d'appeler, mais n'apelle pas, qu'en pensez-vous ?

Mon objectif  dans cette démarche reste d’obtenir enfin d’Air Napoléon une réponse à la question cent fois posée « comment, en vol, au sol, ou dans le suivi administratif et commercial, être traité avec intelligence, plutôt qu’avec des procédures appliquées sans réflexion ni discernement ? ». Certes, depuis quelques jours (lorsque j’ai annoncé que je continuerai à m’exprimer dans ses avions), Air Napoléon a repris contact avec moi : Natasha, d’une délégation commerciale régionale, souhaite me rencontrer. Bien qu’elle use dans son courrier d’un ton un peu plus libre et dynamique que les messages préformatés que me transmet usuellement la compagnie, je crains qu’il ne s’agisse d’une nouvelle diversion pour aboutir à la conclusion que j’ai peut-être raison, qu’il faut espérer que les choses s’améliorent, mais que bien sûr rien ne change puisque rien n’est prévu pour que cela change. J’avais rencontré le directeur régional en avril dernier, au cours d’un déjeuner un peu morne, qu’il avait déjà conclu par ces propos. Un mois après notre rencontre, j’ai renvoyé un mail lui indiquant que, sur tous les points discutés, l’absurdité des procédures et les dysfonctionnements en résultant se répétaient encore, même sur des détails qu’un simple coup de fil suffit à régler. Je n’ai jamais obtenu de réponse.

Air Napoléon a pris envers moi l’engagement par écrit qu’un responsable marketing de la compagnie et un responsable marketing du programme Miles&Blues me contactent. Il a aussi été indiqué qu’on répondrait à chacune de mes huit questions reprises plusieurs fois sur ce blog. On m’a enfin promis chez Air Napoléon la régularisation, très symbolique, de 1500 miles statuts, que la filiale responsable du programme de fidélité Miles&Blues, apparemment seule habilitée, refuse de comptabiliser (plus que les 1500 miles, ce qui m’intéresse est de pointer l’incohérence organisée entre les deux entités, qui vise à ne finalement jamais tenir promesse). On peut, comme l’ont fait de façon relativement sympathique le commandant et le chef de cabine du vol Paris-Pau,  remplir des rapports. On peut m’inviter à déjeuner encore avec la délégation régionale pour « comprendre et mettre à plat » une situation que j’ai déjà expliquée et réexpliquée. Mais peut-être peut-on attendre d’une compagnie respectable qu’elle commence par tenir ses engagements.

En attendant, je voudrais ici remercier la passagère qui a, dans un vol Paris-Pau ce matin, caché une étiquette à chaque passage d’une hôtesse, pour la recoller ensuite sur le siège.

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2 Responses to “Des étiquettes de Paris à Pau”


  1. 1 Loïc 24 octobre 2011 à 22:32

    J’adore vraiment vos actions contre Air Napoléon. Vous êtes un peu à vous seul un village peuplé d’irréductibles gaulois 🙂 et je vous soutiens à 100%

    En tant que voyageur régulier d’Air Napoléon sur la destination Océan Indien, j’ai vu d’année en année un niveau de qualité de plus en plus médiocre. Des soit disant « assistante commerciale » me rediriger vers un comptoir fourre-tout alors que je demandais quelques infos sur la carte Miles&Blues. Des réponses toujours en attentes.

    À quoi bon créer un programme de fidélité, si aucun personnel de la compagnie peut vous répondre. J’en apprend plus avec les habitués qu’une assistante commerciale avec ces petites notions « copié-collé » du site internet de la compagnie.

    Pitoyable…


  1. 1 Affichage en vol : pour plus de hauteur de vue « Air Napoléon Rétrolien sur 10 octobre 2011 à 02:33

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