Archive pour février 2013

Sale Salon

Quoique souvent décevant, un des rares avantages de Miles & Blues (qui n’offre pas de surclassement ponctuel, est le programme le moins généreux en miles du monde, confie la gestion de ses membres à une filiales ultra-administrative sans aucun sens du client ni respect pour la compagnie, etc…) est l’accès aux salons Affaires.

Proposer au salon des encas payants, comme c’est le cas à Budapest avec Air Napoléon, est peu usuel ; cela me semble une bonne idée si c’est une offre additionnelle de qualité. Mais à Budapest un panini tiède (où est la qualité ?) est vendu au salon le double de son prix à la food court voisine. Le WIFI (offert au Burger Queen) n’y fonctionne pas. Les toilettes « lounge »  ne sont pas entretenues. Où est l’avantage ?

Ouf, votre concurrent Luftanna me donne accès à l’autre salon de l’aéroport, qui a une vraie valeur ajoutée, et n’est pas juste un mirage du marketing Miles & Blues.

Conclusion: le service pare-choc d’Air Napoléon transmet mes commentaires sur l’état des sanitaires aux responsables des service qualité concernés, et j’achète mon prochain vol pour la Hongrie à une autre compagnie.

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Train-train alimentaire

Je viens de passer deux jours à Sarrebruck, où réside par ailleurs un lecteur régulier de ce blog, quelque part entre la taverne libanaise et le resto mexicain, quand ce n’est pas entre la kartoffelsalat et la fastenbier. Au risque de surprendre ceux qui prétendent que je suis monobnubilé par Air Napoléon, je n’ai pas utilisé ses services cette fois ; ni même l’avion, puisqu’il y a un train RailBean pour s’y rendre en moins de deux heures depuis Paris.

L’avantage du train, outre le fait que ça pollue moins, et qu’il ne faut pas vider son sac, enlever sa ceinture, ses chaussures et sortir son PC à chaque fois qu’on le prend, c’est qu’il y a de la place. Tellement de place, même, dans le modèle glacé de conception allemande, qu’on se demande si quelqu’un n’a pas discrètement écarté les rails. Pour le reste, avec le e-billet, les annonces bruyantes en cours de route, la collation servie à la place ou le téléphone qui capte mal pendant la quasi-totalité du trajet, ça ressemble beaucoup au voyage en avion. Bien que je préfère nettement la collation ferroviaire au sucré-salé aérien.

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Vlan! Faire un flop d’une région à l’autre

Il faut avouer que ça bosse, chez Air Napoléon. On avait à peine fini d’assimiler les règles du nouveau tarif NiNi sans miles et sans bagages. Et voilà qu’on nous présente une nouvelle grille de prix, une nouvelle livrée d’avions, et carrément une nouvelle compagnie aérienne : Vlan! Avec une signature qui rebondit en se faisant mal : « Faire un flop d’une région à l’autre ».

Changer d’identité, c’est plutôt une bonne idée, en fait. Parce qu’on l’a beaucoup écrit ici, l’image d’Air Napoléon, c’est quand même des prix trop chers pour un service de merde poularde, une ambiance de même, du sucré-salé inchangé depuis Austerlitz et une grève chaque fois qu’on achète un billet. Ce qui fait qu’on a tous essayé l’orange d’eddyJet, parce que c’est moins cher, parce que le personnel est plus souriant et parce qu’on peut s’acheter une pizza pendant le vol. Mais pour aller de Toulouse à Lille, ça reste pas très sexy, ça fait pas  « bizznessman qui parcourt le mondentier avec du champ’ ». Peut-être parce que Toulouse-Lille, ou même Lille-Toulouse, c’est pas trop connu pour le champagne. Et puis parce que ça reste un saut de puce, d’une région à l’autre.

Tandis qu’avec Vlan, on n’hésitera plus à plonger, d’une région à l’autre. Avec une belle exclamation flashy, avec des affiches d’avion playmobil qu’on traverse en sautillant d’une porte à l’autre, le voyage redevient cool! Merci Air Napoléon, on va enfin avoir du changement, des équipages enthousiastes et des prestations renouvelées. Et surtout, sur papier glacé, la compagnie veut afficher un esprit de simplicité et d’efficacité.

Comme celui que j’ai pu constater sur une sous-compagnie de l’espagnole Hysteria entre Madrid et Valence : un vol à l’heure, 50 m de marche et pas de bus pour embarquer, pas de collation pour 30 minutes dans les airs mais quelques sourires d’un personnel détendu, 30 m de marche et pas de bus à l’arrivée. Sans chichis, mais avec de la musique (discrète) du début à la fin pour garder le côté cool et la bonne humeur.

Mais au premier usage de Vlan!, avec les vingt-trois conditions pour combiner les tarifs classipuce et mutipuce, avec  les douze autres pour savoir si les 250 kafkaiens  qu’on gagne chez le déprimant miles&blues, si on achète l’option, sont qualifiants ou non, avec la promesse d’une collation gratuite qui sent le sucré-salé d’Austerlitz, ou avec le nouveau site web qui refuse obstinément, points d’exclamation d’erreur à l’appui, de me vendre un aller simple moins cher que l’aller-retour, je n’ai pas vraiment trouvé de simplicité et d’efficacité. Juste de la peinture rouge pas encore sèche. Sur laquelle on posera sans doute rapidement une couche Pouf!, dès qu’on aura compris que Vlan! n’est qu’un lifting extérieur, sans remise en question de la culture de service et de l’efficacité des prestations.

Mais d’ici là, je me demande pourquoi, pour les vols longs-courriers pour le mondentier, on ne peut pas prendre Vlan!, et qu’il faut encore se taper Napoléon le ringard, avec toujours les prix trop chers pour un service de merde poularde, une ambiance de même, du sucré-salé inchangé depuis Austerlitz et une grève chaque fois qu’on achète un billet…