Prisonnier de l’Emir Ed

On me reproche parfois de critiquer trop la compagnie Air Napoléon en oubliant de faire de même avec ses concurrents. J’ai récemment voyagé avec l’Emir Ed, entre Dubaï et Bangkok, et je dois dire qu’il y a aussi des choses à raconter.

J’avais acheté un billet Business ; l’Emir m’a surclassé. A priori, il faut dire merci à Ed. D’autant que la First offre des suites confortables, avec un mini-bar, un écran géant, un siège moelleux transformable en lit. On y mange bien, quoiqu’un peu trop. On y dort bien aussi, après avoir fait installé le matelas et l’édredon, et refermé les portes de la suite. Mais Ed m’avait réservé une surprise.

Au réveil en effet, le module tactile de commande des volets motorisés de ma suite affichait « Please Wait. Loading Data ». OK, j’attends. Mais j’aimerais quand même que la data loade, car le module tactile est le seul moyen d’ouvrir les portes. J’avais trouvé que le surclassement, avec beaucoup de tact, était une bonne façon de me fidéliser. Je ne pense pas que m’emprisonner dans l’avion soit plus efficace.

Portes closes

Portes closes

Bien sûr, après quelques minutes à caresser le module, l’allumer, l’éteindre, voire lui parler ; après quelques autres minutes à m’agripper aux volets, à chercher une solution sur l’écran IFE ou dans le tiroir à papier à lettre, j’ai appelé le PNC qui m’a immédiatement libéré.

Enfin, plus exactement, le PNC a immédiatement rebooté les IFE pour que je puisse – après 10 minutes d’écran bleu – reprendre la main sur mon module d’ouverture des volets et de commande de siège, et me rendre au bar à l’avant de l’avion.

Vraiment, c’est des ennuis qu’on n’aurait pas chez Air Napoléon.

D’abord, parce qu’Air Napoléon ne m’a jamais surclassé en long courrier, et encore moins vers La PlusChère.

Ensuite, parce que des suites, avec des portes coulissantes et même motorisées, on en est très loin dans la cabine d’Air Napoléon.

Aussi, parce que le siège, avec un écran rikiki, n’a pas de module tactile.

Enfin, parce qu’il n’y a pas de mini-bar ou de panier à snack chez Air Napoléon. Au décollage je me demandais à quoi cela pouvait servir chez l’Emir Ed, où le personnel est en permanence présent pour offrir une boisson ou un en-cas chaud. En fait, Ed a mis ces éléments en place pour permettre aux passagers prisonniers de survivre au cas où on ne reboote pas avant le vol retour.

Bref, le prochain vol, pour ne pas rester emprisonné dans une suite dorée à profiter d’un luxe excessif et d’un service impeccable, pour un prix très raisonnable, je refuserai le surclassement !

Bien qu’il y a un mini-bar personnel aussi en cabine Business Emir Ed. Est-ce un signe qu’on peut aussi y rester coincé ?

Un avis moins grognon sur ce vol ? c’est sur WTF !

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1 Response to “Prisonnier de l’Emir Ed”


  1. 1 RekCaH 7 janvier 2014 à 08:06

    Je suis en meme temps amusé par cette situation pas commune mais en meme temps cela fait peur pour un cas d’évacuation d’urgence.


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