Archive pour mai 2012

Décryptage

Il se dit qu’une compagnie française a présenté ce 24 mai son projet industriel et stratégique, et qu’un communiqué de presse en résume les grandes lignes sur son site corporate. C’est un sujet sérieux et crucial pour l’avenir de la société, et le décrypter de façon sarcastique est un exercice délicat, qui risque de blesser certaines sensibilités. Faut-il pour autant s’interdire une relecture critique du message travaillé par les communicants, en cherchant en contrepoids à faire ressortir, de façon moins marquetée, les impacts, redoutés ou caricaturaux, que cette transformation génère pour les passagers ?

Dans la suite, nous imaginons à traits forcés le communiqué d’Air Napoléon, dans une pareille situation.

Lire la suite ‘Décryptage’

Publicités

Courrier Client et Procédure Pare-Chocs

Le service clients d’Air Napoléon a reçu ces derniers jours un courrier déroutant d’un autre passager mécontent (lecteur de ce blog, merci à lui de nous l’avoir communiqué). C’est l’occasion d’observer comment la procédure pare-chocs de la compagnie s’applique dans ce cas.

Madame, Monsieur,

J’aimerais beaucoup vous écrire pour vous faire part de mon contentement, malheureusement les règles absurdes d’Air Napoléon et son incapacité à gérer correctement ses clients à « haute contribution » me contraignent, une nouvelle fois, à vous appeler à réagir.

Lire la suite ‘Courrier Client et Procédure Pare-Chocs’

Air Napoléon optimise le retard

Le vol Air Napoléon Rabat-Paris de samedi est parti en retard, compte tenu d’une arrivée tardive de l’appareil et d’un processus d’embarquement particulièrement long. A l’approche de Paris, il a aussi tourné dans le ciel, le temps que les orages au-dessus de Charles-de-Gaulle se calment ou se déplacent. L’arrivée était prévue au terminal 2F, elle s’est finalement faite au terminal 2E. C’est une stratégie possible du centre de contrôle Air Napoléon : quand un vol qui transporte des passagers en connexion courte arrive en retard, mais pas trop, le centre peut décider de modifier sa zone de parking pour rapprocher ces passagers et leurs bagages de l’appareil qui les transportera pour la suite du voyage.

Lire la suite ‘Air Napoléon optimise le retard’

Sucré-Salé à Rabat-Salé

Hier samedi, environ 25 minutes après l’heure d’embarquement affichée, soit quelques minutes avant l’heure théorique de décollage, près d’un guichet vide devant la porte n°2 de l’aéroport de Rabat-Salé, une dame âgée et respectable m’a demandé très poliment si c’était bien là, « l’embarquement pour les passagers business ». Je n’avais vraiment pas très envie de lui expliquer qu’il était fort probable, malgré la pub tapageuse pour Sky Posterity et les prétendus avantages de la classe bizbiz, qu’il lui faille aller se battre dans le troupeau bruyant, désorganisé et impatient, qui s’agglutinait alors devant le guichet voisin.

Lire la suite ‘Sucré-Salé à Rabat-Salé’

Notre copilote s’appelle Napoléon

J’ai envie aujourd’hui de vous parler des vols courts. Avec une dédicace à Loulou, qui je l’espère appréciera ce retour d’expérience qui ne se limite pas à l’empire napoléonien, et un avertissement à Richard, qui n’est pas obligé de tout lire car ça ne lui plaira vraisemblablement pas.

Lire la suite ‘Notre copilote s’appelle Napoléon’

Générique de fin

Illustrons une situation où la règle l’emporte sur le bon sens, principe courant chez Air Napoléon (comme ce blog le dénonce) et de façon générale quand on se préoccupe plus des barèmes que des clients… quitte à organiser l’inconfort.

Voyage Amsterdam-Vancouver : après quatre heures et demie de vol, le système vidéo affiche « le temps de vol restant est nul » et bloque la diffusion des films. Le système avait depuis le décollage régulièrement affiché que le temps  restant avant l’arrivée était insuffisant pour regarder tout le film.

Le problème, c’est que Amsterdam-Vancouver, ça prend 9h50, voire un peu plus surtout quand on part en retard.

Ce qui laisse quand même plus de cinq heures pour essayer de trouver dans l’avion quelqu’un qui a vu la fin du film interrompu, pour en connaître la fin (décevante, au demeurant).

Grâce à l’initiative d’un PNC très dévoué et persévérant (merci), le système reboote un peu avant l’arrivée, juste assez pour fast forwarder et regarder le générique de fin. Mais on se demande qui a bien pu inventer un blocage qui empêche de regarder un film après la fin du vol. Personnellement, je ne reste pas dans l’avion une fois arrivé à destination, mais y-a-t-il vraiment des gens qui restent ?

Quitte à repartir dans l’autre sens pour connaître le dénouement d’une histoire ?

Je vous laisse méditer.

L’Administration du Mile et du Blues

A mon courrier….

Bonjour,

Suite à une précédente demande relative au vol Air Napoléon vers Helsinki du 10 avril dernier, vous avez régularisé 16 miles du programme Miles&Blues pour résorber l’écart entre le barème en ligne et le montant moins généreux attribué après le vol.

Le total de miles attribué est ainsi devenu 1782 miles. Le barème affiche 1783 miles. Il manque donc toujours 1 mile. Je vous remercie de régulariser.

Lire la suite ‘L’Administration du Mile et du Blues’